Orion G. au bord du licite

Je connais le travail de cet artiste montpelliérain, Orion G., depuis longtemps. Je l’ai vu taguer, graffer tout ce qu’il était possible d’atteindre à Montpellier. Ses parents lui ayant confié le long mur sur rue de leur maison, il en fait une fresque respectée par les autres street-artistes. Plus tard, l’Ecole Nationale Supérieure de Paris- Cergy lui ouvre d’autres techniques, pratiques et perspectives. Orion G. ne change pas de regard ni de sujet.

Son sujet ? Le bord externe ou interne du permis, du licite.

La vie transbordée.

Il a délaissé ses bombes pour des dessins brûlés à la méche de pétard et d’impeccables et délicates aquarelles-technique contrastant avec ses sujets.

Il écrit :

« J’aurais voulu faire de la poésie….Considérant que le simple fait de voir, d’analyser puis de dessiner le sujet c’est déjà lui apporter une dimension romantique. Parfois même dans la violence puisque c’est celle-là même qui régit une partie des codes de la vie. Percevoir le déchet, la drogue, le sexe, la ville avec un rapport brut et profondément humain afin de pouvoir le sublimer au-delà du concret. J’aurais voulu faire de la poésie car au fond, ce n’est pas moi qui ai conçu ces choses que je vois ».

Il expose en ce moment à Montpellier.

« J’aurais voulu faire de la poésie », aquarelles et dessins à la mèche de pétard, jusqu’au 13 mai , 35 rue du Faubourg du Courreau, au Runthings, +33681126811 / Lundi 13h30-19h30 / Mardi au samedi 11h30-19h30. Finissage le 10 mai à 19h : mise à feu d’un dessin à la méche de pétard.