Une heure avec Jean-Luc Verna

Cette rencontre a eu lieu en septembre dans le cadre du week-end d’art contemporain BOOM, anciennement Drawing Room, organisé par le MOCO Montpellier Contemporain & Les Galeries de Montpellier. Concert de son groupe I Apologize au Rockstore, oeuvres à la Panacée et à la galerie Iconoscope, l’occasion de mieux connaître cet artiste majeur de la scène française actuelle.

Dessinateur, photographe, acteur, sculpteur, danseur, chorégraphe, auteur et chanteur, c’est bien avec Jean-Luc Verna que j’avais rendez-vous. Un grand gaillard tatoué jusqu’au bout du nez, chaîne au coup et tee-shirt provocateur, un punk au grand coeur et aux convictions fortes.

Pendant une heure, dans le jardin de La Panacée, il s’est livré sur son art poly-disciplinaire, sur sa vie et son passé douloureux niçois, sur ses conceptions du genre, sur ses aspirations et sa vision du monde, et cela avec son franc-parler et sa voix douce, sans filtre, à son image. Ce « vieux clown » ou « vieux poseur » comme il aime se nommer est un personnage hors du commun, un être extra-ordinaire qui aime enchanter le monde et le corriger afin de survivre à la noirceur de l’existence.

Sa recette du bonheur : ne jamais s’excuser d’être ce que l’on est, ne pas se prendre au sérieux, rire de tout, mais surtout de la connerie humaine, et tenter de s’améliorer perpétuellement afin de devenir une meilleure version de soi-même et de s’aimer.

« La pensée magique du monde ça permet de poétiser énormément l’horreur plate du quotidien et l’état du monde, de creuser profond pour trouver un peu d’espoir malgré l’effondrement général » — Jean-Luc Verna.

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