Star Wars : un phénomène musical

Font-ils partie des déçus du dernier volet de la saga, l‘Ascension de Skywalker, ces fans venus en masse au Zénith pour la grand messe de l‘Empire contre-attaque ? Considéré comme le meilleur de la première trilogie, ce film se prête parfaitement à l’exercice du ciné-concert.

 

 

Une musique riche et  intense

A l’origine Georges Lucas souhaitait intégrer dans la B.O des morceaux de musique classique tout comme l’avait fait Kubrick dans 2001 Odyssée de l’espace. Fort heureusement, son ami Steven Spielberg lui présente John Williams.On n’ose imaginer la saga illustrée à l’écran par le Boléro de Ravel .La grande idée de Williams est wagnérienne : associer à chaque personnage, ou sentiment, un thème récurrent (ou leitmotiv) ainsi dans le premier volet, le thème principal est celui de la Force. Dans ce deuxième film de la trilogie initiale, le thème-phare est celui de Dark Vador : la mythique marche de l’empereur.

Une inspiration romantique

Avec une écriture d’une grande richesse orchestrale, la  musique de John Williams nécessite un effectif d’orchestre important, soit plus de 80 musiciens, incarné ici par l’Orchestre de l’Opéra de Montpellier, brillamment dirigé par le jeune chef new-yorkais Thiago Tiberio.

 

Le jeune chef Thiago Tiberio soutient l’intensité dramatique de la partition de John Williams.

Des influences et des variations

Le thème de Dark Vador, dont l’évidente filiation avec Mars ( les Planètes de Holst) n’est en définitive qu’un hommage rendu ou une inspiration bienfaitrice, débute avec un ostinato syncopé de cordes et de percussions , soutenus bientôt par les cuivres d’une belle intensité dramatique.Cette « marche de l’Empereur » est un véritable marathon musical et sportif, mené ici sans faillir. L’équilibre du son d’orchestre avec la bande son est bien dosé et même si parfois, on perd une bribe de dialogue, le plaisir de toutes les nuances de l’orchestre n’en est que plus grand.

Un parcours sans faute

Vu et déjà tellement revu, le film a bien sûr quelques rides mais de celles qu’on regarde avec tendresse. A contrario, la partition, elle, se découvre et se déguste avec bonheur et même enthousiasme. Un beau succès pour les musiciens montpelliérains très applaudis par un public presque conquis d’avance mais surpris par l’intensité de l’émotion.

 

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