Violences sexuelles : une cellule d’écoute pour la culture

Les salariés de la culture et de l’audiovisuel victimes de violences sexuelles vont bénéficier d’un accompagnement juridique et psychologique gratuit.

Promise par le ministre de la culture Franck Riester après les déclarations de la comédienne Adèle Haenel à Mediapart, la cellule d’écoute et de suivi contre les violences sexuelles dans la culture et l’audiovisuel sera effective « d’ici quelques semaines », a annoncé Audrey Ellouk Barda, secrétaire générale de la Fesac (Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma) au journal « 20 Minutes ».

Cette cellule sera composée de psychologues disponibles par téléphone, et d’avocats pour le volet juridique qui tenteront de qualifier les faits avant de passer le relais. Elle sera pilotée par la Fesac et les syndicats de salariés : CGT spectacles, CFDT et FO notamment.

« On espère crouler sous les appels »

Cette annonce succède aux propos volontaristes de la haute fonctionnaire à l’égalité et la diversité Agnès Saal lors des Etats-Généraux contre le harcèlement et les violences sexuelles dans le cinéma et l’audiovisuel, organisés ce mercredi 4 mars à la Fémis, par le collectif 50/50, un réseau de professionnels engagés pour l’égalité et la diversité dans ce secteur. « C’est un outil dédié aux personnes travaillant dans le spectacle vivant, la musique, le cinéma et l’audiovisuel, de façon précisément à alléger le poids de la prise de parole, pour qu’on donne suite efficacement aux témoignages. Il faudra que le plus grand nombre de salariés le connaissent pour l’utiliser. On veut que la cellule croule sous les appels », a déclaré la haute fonctionnaire.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *