Photo : les Boutographies et Images singulières annulés

Le festival montpelliérain de la jeune photo européenne qui devait avoir lieu du du 20 mai au 7 juin a été annulé ainsi que le rendez-vous sétois de référence Images singulières, prévu du 2 au 24 mai mais les rencontres d’Arles auront bien lieu.

 

 

« Le festival initialement prévu du 2 au 24 mai ne se tiendra pas suite au confinement généralisé décrété par le gouvernement« . C’est par un communiqué lapidaire que Peter Vass, le président de l’association, Arnaud Laroche, le directeur et Christian Maccotta, le directeur artistique ont annulé la manifestation montpelliéraine qui avait pris de l’ampleur ces dernières années, ayant désormais son quartier général au Pavillon populaire.

Images singulières : « Impossible de nier l’évidence »

Plus explicites, et visiblement très peinés, Valérie Laquittant et Gilles Favier, les organisateurs d’Images singulières, ont expliqué leur décision dans ces termes : « Nous avons retardé chaque jour le moment de devoir écrire ce message mais cette fois-ci impossible de nier l’évidence : le festival ImageSingulières ne pourra avoir lieu cette année. Impossible de compresser les délais de production, scénarisation et installation des différentes expositions et projections, tout en ne sachant pas comment et quand nous allons sortir de cette crise sanitaire inédite et douloureuse. Une immense impression de gâchis nous submerge, avec tout le travail de l’équipe, depuis des mois, qui devient inutile » Seront toutefois maintenus quelques événements notamment la résidence de Clémentine Schneidermann, et les différents prix du festival. Une partie des propositions faites à l’occasion de cette douzième édition seront reprises durant la saison 2020/2021 à la Maison de l’Image Documentaire.

«Nous nous devons d’être là, cet été !»

Dans une interview au « Figaro », le directeur des prestigieuses rencontres photographiques d’Arles, Sam Stourdzé [dont c’est la dernière édition, avant d’intégrer la Villa Médicis à Rome] a expliqué avoir passé, avec son équipe, « toute l’organisation du festival au crible de cette situation inédite. Le moral est bon, nous sommes très combatifs, tous solidaires autour du festival, motivés à le faire, coûte que coûte. Bien sûr, il faudra revoir certains projets, repenser la production, notamment des expositions qui nous viennent de zones totalement bloquées: nous travaillons avec l’Amérique du Nord, l’Asie, l’Italie, l’Europe de l’est, l’Afrique… »
Programmés début juillet pour la semaine d’ouverture (29 juin au 5 juillet) et ouvertes au public (jusqu’au 23 septembre), la manifestation présentera une exposition sur l’architecte Charlotte Perriand, sur Stéphan Gladieu et sa série sur la Corée, sur Raymond Cauchetier, le grand photographe de la Nouvelle vague.

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