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Jean-Paul Montanari : « Montpellier Danse, c’est vraiment à moi »

Il se livre rarement. D’où l’intérêt de l’entretien accordé à Monica Zerbib de Radio-Clapas. Le directeur du festival de danse y parle de sa carrière, de son rapport au public, du festival qu’il dirige depuis 1983 et un peu de lui…

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Bagouet et Frêche : ses « 2 grands amours »

Dans ce double entretien, Jean-Paul Montanari évoque ses débuts au théâtre à Lyon. C’est le paradoxe de cet homme : cet amoureux de la littérature (« c’est la littérature qui compte le plus pour moi, c’est ma seule pratique quotidienne ») a voué sa vie à un art « qui a des problèmes avec le langage« .
Il parle longuement des « deux grands amours de sa vie ». Le chorégraphe Dominique Bagouet : « j’ai commencé une psychanalyse le 9 décembre 1992 à 8 heures du matin. Dominique est mort le même jour à 16h« . Et Georges Frêche qui voyait en lui un détonnant mélange de « gauchiste, juif, pied-noir et danseur ».

Arrêter ? Une forme de mort…

Il se confie sur sa solitude de moine de la danse, qui a voué sa vie à un festival : « Je n’ai pas d’autre vie que celle de Montpellier Danse. Le festival m’appartient entièrement, c’est moi qui choisit les artistes. A Montpellier Danse, je m’occupe de tout jusqu’à la couleur de la moquette« .
Et qui snobe depuis longtemps l’épineuse question de sa succession : « J’ai eu l’idée de m’arrêter après la 40ème édition. Je me suis fait le petit cinéma de quelqu’un qui allait partir. Mais c’était une forme de mort… Transmettre ? Je m’en fous un peu. Je ne suis pas Louis 14, je n’ai rien à léguer. Le conseil d’administration nommera une personne à mon départ, qui va revivifier tout ça…. »

Un public « formidable »

Un passage retient l’attention sur son rapport à ce public montpelliérain que l’on dit éclairé. C’est un sujet qu’il évoque peu en général. « Tous les artistes me disent que j’ai un public formidable. Je ne me pose jamais la question de savoir si le public va aimer ou pas. Quand des programmateurs disent : « ce n’est pas pour mon public », je ne comprends pas ce que ça veut dire ! »
L’interview a été réalisée avant le Covid-19 et Jean-Paul Montanari trouvait déjà notre monde « terrifiant ».

 

 

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