La galère pour les cinémas art et essai à Montpellier

Partout en France, les salles enregistrent de faibles fréquentations. À la crise sanitaire et au durcissement des mesures annoncé le 11 juillet vient s’ajouter l’absence à l’affiche des productions américaines. Les deux principaux cinémas d’art et essai de Montpellier, le Diagonal et l’Utopia, accusent le coup.

 

 

Le 1er juillet Marc-Olivier Sebbag, délégué général de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF), se réjouissait de la barre symbolique du million de spectateurs, atteinte en une semaine à peine. Un peu plus d’un mois après leur réouverture, le ton a changé. Comme un symbole, le Grand Rex à Paris a annoncé le 27 juillet dernier qu’il fermait temporairement ses portes, le 3 août, faute de spectateurs.

Moins 30% au Diagonal

À Montpellier, le constat est similaire. Même si le Diagonal et l’Utopia n’ont pas envisagé de fermeture, les cinémas art et essai de Montpellier affichent une fréquentation en berne. « C’est le calme plus que plat, on est à 30 % de ce que qu’on devrait faire » déplore Antoine Pereniguez, gérant du cinéma Diagonal.
Les projections de « Diago en plein air », qui ont lieu depuis cinq ans avaient pourtant réuni 2200 personnes sur trois jours à la halle Tropisme. Il s’en remet pour l’instant à une clientèle d’habitués. « La réflexion des clients n’est pas forcément la bonne. Les gens préfèrent s’agglutiner dehors alors que j’ai quasiment deux rangées pour un client. » D’autant que la ventilation emploie de l’air extérieur et que les salles sont désinfectées à chaque séance.

Utopia : « vivement que ça cesse »

Même son de cloche au cinéma Utopia, où on invite à ne pas comparer les chiffres de cette année à ceux de 2019 « qui avait été une très bonne année », explique Nadège Samour au nom de l’équipe. Là aussi, du plein-air avec « Les toiles du château » à Grabels tous les jeudis jusqu’au 13 août. « Le plein air fait venir davantage de personnes, mais comme c’est un lieu public, on est soumis à des consignes de sécurité extrêmement strictes donc ça reste limité...». Autre facteur mis en cause : « Les trois quarts des films américains étant bloqués , la programmations est uniquement européennes et asiatiques. Cela change les usages… ».

Une situation qui épuise les professionnels du secteur. Au cinéma Utopia on conclut en soupirant : « vivement que ça cesse… »

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *