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Bernard Stiegler, le philosophe du numérique

Penseur majeur de notre temps. Bernard Stiegler est mort le 6 août. Il est l’auteur d’une œuvre pionnière sur la technique et le numérique, sur l’ambivalence du progrès technologique, “entre remède et poison”. Visionnez cette conférence de Bernard Stiegler, donnée le 16 juin 2010 à l’Agora des savoirs, salle Rabelais.

 

 

Une vision sombre mais pionnière sur le numérique : Bernard Stiegler, qui détestait les réseaux sociaux, a été le fondateur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) au centre Pompidou, qui pilote une réflexion inédite de la place de la technique dans notre société.  Pour lui, la “disruption” , c’est à dire les innovations numériques et la médiatisation de masse, mènent “à la standardisation des vies et à l’appauvrissement de la culture”. Et provoque la “destruction du psychisme infantile“.
Pour contrer la puissance invisible et tyrannique de l’algorythme, il avait lancé “Ars Industrialis”, une association internationale qui tente de démocratiser les savoirs sur les nouvelles technologies à travers une «économie contributive» reposant sur le travail collaboratif, à l’image du logiciel libre ou des fab labs.
Un penseur puissant et original au parcours singulier : Bernard Stiegler est entré en philosophie, en 1978, dans une prison (à Toulouse) où il purgeait une peine de 5 ans pour braquage. Il racontera ses années dans le livre “Passer à l’acte” (Galilée, 2003).
Proche des militants d’Extinction Rebellion et de Youth for Climate, le philosophe venait de monter le collectif international “Les amis de la génération Thunberg” avec l’écrivain Jean-Marie Le Clézio, réunissant aussi bien des chercheurs que des jeunes militants.

A lire notamment de Bernard Stiegler : “Qu’appelle-t-on panser ? volume 2 : la leçon de Greta Thunberg” (Les liens qui libèrent], sorti cette année; également, “Dans la disruption. Comment ne pas devenir fou” (2016, Les liens qui libèrent).

 

La conférence de l’Agora des savoirs

 

On rêverait d’avoir des adjoints à la culture comme ça” : le philosophe avait été très élogieux, le 16 juin 2010, à l’égard de Michaël Delafosse, jeune adjoint d’Hélène Mandroux, à l’initiative, avec Régis Penalva, alors libraire de Sauramps (futur directeur de la Comédie du Livre) de cet Agora des savoirs, série de conférences hebdomadaires gratuites ayant lieu à la salle Rabelais, devenu un rendez-vous intellectuel majeur à Montpellier.
Bernard Stiegler clôturait la première saison de l’Agora des savoirs sur le thème : “La modernisation sans la modernité”.

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