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MOCO : Ashok Adicéam a écrit à Roselyne Bachelot et à Michaël Delafosse

Personnalité internationale de l’art, Ashok Adicéam, finaliste pour la direction du MOCO, a écrit à la Ministre de la culture et au maire de Montpellier pour exprimer « des doutes et des questions » sur la procédure qui a abouti à la nomination de Numa Hambursin.

 

 

Il a suivi « avec intérêt cette rocambolesque épreuve de sélection du nouveau DG du MOCO ». Il répond longuement et avec courtoisie, sans colère, mais on le sent déçu. « J’étais prêt à m’investir 5 ans et plus si affinités dans une ville et une région Occitanie attractive et très prometteuse pour notre pays, à partager tout ce que j’ai fait depuis 25 ans. J’ai bossé 2 mois sur le dossier, mobilisé du monde, des personnalités de l’art, des intellectuels, des étudiants, des labos. J’attendais une attention égale de la part de l’institution, et de la transparence dans la procédure ».

« Un tel niveau de controverse : je n’ai jamais vu cela en France »

Mardi dernier, le 23 mars, Numa Hambursin devenait le directeur général du MOCO au terme d’une succession particulièrement houleuse. « Une procédure si bruyante, un tel niveau de controverse : je n’ai jamais vu cela en France, sauf pour de grands établissements comme Pompidou ! »

La proximité particulière de Numa Hambursin avec le nouveau maire de Montpellier -il a fêté avec une allégresse non feinte son élection sur l’esplanade le soir du 28 juin 2020-, son rôle -peu souligné dans les commentaires- de préfigurateur du MOCO , les charges de Michaël Delafosse contre Nicolas Bourriaud qui ne cachait pourtant pas vouloir être candidat à sa succession : de nombreux observateurs se sont interrogés sur la sincérité de l’appel à candidature pour la direction du MOCO.

« Mon ressenti est qu’on n’a pas pu vraiment parler des projets »

Cela, Ashok Adicéam ne le formulera jamais aussi frontalement. Ses mots sont prudents. Au téléphone, il parle de « réserve républicaine » : « j’ai servi le service public français pendant 14 ans et j’ai consacré les 12 dernières années de mon travail dans des fondations privées à la défense du bien commun. Ce n’est pas à moi d’intenter un recours et ce n’est pas mon caractère ».
Mais il exprime quand même « des doutes depuis la soutenance du jury. J’ai des questions qui sont celles de tout le monde sur la confidentialité du recrutement et sur son déroulé. Mon ressenti est qu’on n’a pas pu vraiment parler des projets. Je m’en remets donc à deux autorités suprêmes : la Ministre de la culture et le maire de Montpellier dans l’espoir d’une réponse citoyenne, d’un peu d’autorité et de discipline, qui ont fait défaut avant, pendant et après le recrutement ».

Un sentiment mitigé

« On m’a beaucoup appelé, des personnes que je ne connaissais pas ont pris contact avec moi. J’ai un sentiment très mitigé de défaite mais aussi de joie d’avoir reçu autant de soutien ».

Sur la photo, Ashok Adicéam, en 2014, lors de l’exposition sur les femmes-artistes organisée à l’occasion de l’ouverture du nouveau lieu du galeriste Emmanuel Perrotin à Paris dont il était le co-curateur avec Pharell Williams.

 

Un parcours impressionnant

Ashok Adicéam est un directeur artistique ayant une expérience internationale depuis 25 ans, en France (Paris et Bordeaux) et à l’étranger, aux États Unis, en Chine, en Inde, en Ecosse et au Nigeria.

Aujourd’hui, coordinateur d’une mission de création d’un Campus international des Beaux Arts dans le Grand Paris, Ashok Adicéam était, jusqu’en septembre 2020, directeur des affaires publiques de la Delhi Art Gallery. Il a été pendant quatorze ans directeur dans le réseau de l’Institut Français avant de se spécialiser dans la direction de musées privés ou de fondation d’art, avec des mandats successifs à Venise avec la Collection Pinault, au Château Labottiere de Bordeaux avec Bernard Magrez, et au Yuz Museum Shanghai.
Il est régulièrement invité à assurer le commissariat artistique d’expositions d’envergure destinées à de larges publics, par des commanditaires comme Emmanuel Perrotin (avec Pharrell Williams ou Laurent Grasso), la Maire de la Ville de Dinard (Hope, Artistes et Tyrants, l’Amour Atomique sur le littoral) ou comme le Fonds Paul-Emile Victor, qui est l’hôte organisateur de la saison scientifique et culturelle « 2021, l’été polaire ».

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