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Nomination de Numa Hambursin au MOCO : les étudiants des Beaux-Arts saisissent le Préfet

Les étudiants des Beaux-Arts de Montpellier ont pris une avocate pour prouver l’irrégularité de l’élection du nouveau directeur général du MOCO. Ils demandent au Préfet de faire un recours contre cette nomination.

 

 

Justice pour le MOCO : carrément un accent insurrectionnel pour les 160 étudiants de l’Esbama, qu’on appelle plus souvent l’école des Beaux-Arts de Montpellier. Porté par Marie Féménias, leur représentante au Conseil d’administration, un texte particulièrement radical a été adressé à la presse que nous reproduisons : « Nous ne laisserons pas cette manipulation politique valider un acte de copinage et une élection illégale ».

Ils contestent « les irrégularités qui ont fait passer en force un candidat, dont le projet ne répondait pas au cahier des charges (en manquant de fournir un budget) et qui, par-dessus tout, n’avait pas obtenu les deux tiers des voies pourtant obligatoires » les représentants de l’Etat, de la Ville de Montpellier et de la Métropole, c’est-à-dire, il est important de le souligner, l’ensemble des financeurs de l’EPCC. ». Cela est mathématiquement faux. Parmi les 19 membres du CA, 5 sont des membres du MO.CO. : 2 personnels, 2 enseignant.e.s et 1 étudiante.

Les 14 autres membres font partie de la Ville, de la Métropole et de l’Etat. Hors seulement 12 votes sont allés à Numa Hambursin et non 14… Ce raccourci est non seulement mensonger, mais il démontre également que d’après M. Penso les financeur.euse.s semblent plus importants et aptes à élire le futur directeur, que les membres mêmes du MO.CO. qui travaillent dans cette structure, en vivent ou y étudient comme nous.

M. Penso continue : « Le pouvoir de nomination du directeur général revenant au Président du MO.CO., j’ai donc pris la décision, après avoir consulté l’ensemble des partenaires publics, de suivre l’avis majoritaire exprimé et de nommer M. Numa Hambursin comme directeur général du MO.CO. ». Le défaut de majorité des deux tiers, bien que constaté par M. le Président lors du CA, ne semble pas être apparu comme un frein pour la nomination de M. Numa Hambursin, et entache l’acte de sa nomination d’une illégalité interne manifeste.

Aujourd’hui M. Numa Hambursin est donc le nouveau directeur du MO.CO. Le contrat de M. Bourriaud étant prolongé, M. Hambursin doit prendre ses fonctions en juillet. Si nous nous sommes alarmé.e.s des propos tenus dans son projet, aujourd’hui, ce n’est pas contre M. Hambursin que nous exprimons notre désaccord mais contre la procédure d’élection. Nous constatons des irrégularités qui ont fait passer en force un candidat, dont le projet ne répondait pas au cahier des charges (en manquant de fournir le budget demandé) et qui, par-dessus tout, n’avait pas obtenu les deux tiers des voix pourtant obligatoires.

M. Penso termine son texte en rappelant « aux agents d’un établissement public leur devoir de réserve ». Cette menace camouflée ne nous concerne pas. Nous sommes en droit de nous exprimer haut et fort et sans hypocrisie. Nous ne laisserons pas cette manipulation politique valider un acte de copinage et une élection illégale. Oui, nous avons bien dit illégale.

Pour pouvoir affirmer cela, nous avons fait appel à Maître Julie Marc, avocate au Barreau de Montpellier et membre du cabinet Amma Avocats. Grâce à son aide nous pouvons nous exprimer en connaissance des lois et agir face à cette injustice dont l’ensemble des membres du MO.CO. est victime.

En ce jour, nous avons envoyé une lettre au Préfet l’invitant à consulter les textes de lois qui prouvent que cette élection est illégale et lui demandant d’en prendre acte et d’agir en conséquence. La France est un pays démocratique et libre où chacun et chacune est en droit d’exprimer son opinion et de demander justice le cas échéant. C’est ce que nous faisons et nous espérons que notre appel à la justice, à la loi et à la liberté ne restera pas
sans réponse.

Parallèlement à cette action, nous avons été informé.e.s de la volonté de M. Hambursin de nous rencontrer. Nous acceptons d’entrer en dialogue avec lui pour lui laisser l’occasion de s’exprimer sur les projets qu’il voudrait mener avec l’école.

Nous prions M. le Préfet de répondre à notre courrier et nous comptons sur lui pour rétablir la justice.

Les étudiant.e.s de MO.CO.Esba

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