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A Montpellier, l’éveil d’un tropisme africain

Excepté son nord maghrébin, l’Afrique n’est pas au cœur des intérêts culturels montpelliérains plus portés sur l’espace méditerranéen. Grâce à la Saison Africa 2020, on va pouvoir écouter, danser, manger et regarder une Afrique vivante et innovante à la Halle Tropisme. Des « United States of Africa » du 3 au 11 juillet avec des stars de l’Afrique ou de sa diaspora et de superbes artistes africains du territoire. Quasi entièrement gratuitement.

Photo Hélène Jayet

 

 

 

Lorsque l’Elysée lui a proposé de s’occuper d’une programmation africaine dans toute la France, en lien avec le sommet France-Afrique qui aura lieu à Montpellier à l’automne, N’Goné Fall a flairé le piège du folklore et du regard ethnocentré. Elle a posé très fermement des conditions, établi un cahier des charges qui exclut en grande partie la francophonie : « J’ai demandé des garanties au Président de la République. Je ne suis pas là pour servir un agenda politique. Quand on dit France-Afrique, tout le monde part en vrille… J’ai exclu d’emblée un projet francophone. Il est temps de devenir africain ! »

Voilà Africa 2020, une saison hors-norme dans toute la France, qui sera tout sauf « une kermesse ». Elle offre le point de vue de la société civile -les gouvernements ont été priés de se tenir à l’écart-, privilégie l’innovation dans tous les domaines, et la création féminine de ce continent aux 54 pays mais aussi de sa diaspora.
Des structures se sont portées volontaires. A Montpellier, c’est la Halle Tropisme qui donnera des exemples d’ « une Afrique à 360°, riche de 1000 initiatives issues d’un continent trop souvent mis à l’écart de la chaîne de l’innovation telle que pensée par les Occidentaux » souligne le directeur de la Halle Tropisme, Vincent Cavaroc.

LES EXPOS

Wake Up Africa

Le grand artiste franco-camerounais Barthélémy Toguo à la Halle Tropisme, c’est un événement. Avec le sénégalais Mansour Ciss Knanakassy, à la tête d’un centre d’art en Allemagne, le marocain Mostafa Romli, directeur de la Biennale d’art contemporain de Casablanca, et le congolais Vitshois Mwilambwe Bondo, il propose une exposition « Wake Up Africa » qui célèbre l’identité panafricaine.

Fatoumata Diabaté et Hélène Jayet, photographes montpelliéraines

La photographe malienne Fatoumata Diabaté (photo) a récemment travaillé autour des masques du Covid tandis que Hélène Jayet photographie les salons de coiffure.

Hassan Hajjaj et le groupe acrobatique de Tanger
Photographe marocain mondialement connu, il expose des photos sur le Groupe Acrobatique de Tanger qui est programmé en septembre 2021 au festival Arabesques.

LES RESTOS
Chaque soir, le café tropisme laisse ses fourneaux à des chefs africains. A noter la présence de Madeleine Johnson, universitaire, chercheuse en microbiologie et en botanique, figure de la diaspora camerounaise à Montpellier. A la tête du premier restaurant éthiopien de Montpellier (Lalibela), Adel Farah sera également là.

LA DANSE
A voir la montpelliéraine originaire de Côte d’ivoire, Nadia Beugré (ci-dessous) dont l’expressivité radicale a déjà fait sensation sur plusieurs scènes montpelliéraines. Dans un solo, elle est couverte de bouteilles d’eau.

LES CONCERTS
L’essentiel de la programmation : Greg, DJ parisien d’origine mauritanienne, le marocain Guedra Guedra, une des figures montantes de l’électro, de jeunes DJ dans le giron de Piñata Radio , la radio résidente de la halle Tropisme, le duo Kabylie Minogue et une pointure Yugen Blakrok (ci-dessous), qui vit entre Marseille et l’Afrique du Sud. Son hip hop féministe est connu dans le monde entier. Elle a participé à la bande originale du blockbuster américain « Black Panther ».

Et aussi : des émissions de radio notamment RADIO Nova avec la mythique animatrice Bintou Simporé, un marché africain, des film, des rendez-vous pour le jeune public…

 

Tout est gratuit sauf les deux ateliers jeune public, la restauration et la soirée « Electropisme » du 11 juillet.
Pour les restos, le principe est de réserver des tables au café Tropisme par téléphone. Seule exception, les plats de Girmay (chef invité dans le cadre du Refugee food festival) sont à réserver en amont sur le site car les quantités sont limitées.
La soirée d’inauguration est sans limitation, sauf à l’intérieur pour le concert de Yugen Blakrok et là, c’est « first come first served ».

Tout est ici.

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