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Concours LOKKO des plus belles fesses du musée Fabre

A partir d’une première balade de Marie Urdiales au musée Fabre : 16 fesses ont été sélectionnées pour le concours LOKKO. Des fesses non binaires, chaque cliché étant simplement numéroté sans mention de genre et sans auteur. 14 votants et une grande gagnante : La Frileuse de Houdon !

Raies sur images

Aaaaah ! Y’a pas à dire mais nous, chez lokko.fr, on a le sens de la fête ! La preuve : cette année, à la place du gros barbu et de ses petits lutins, et histoire de rester laïques mais peu orthodoxes, nous avons organisé un « Concours zéro potin – 100% popotins ». Mais attention hein ! Lokko.fr n’est pas pour rien un magazine culturel (on vous épargne le jeu de mot, trop facile) et décalé qui s’engage pour l’équité, la parité, la LGBT et même pour les quinquagénaires hétéronormées. Non ! Chez lokko.fr, on a nos propres décalages, nos doux délires et nos intimes convictions, et après une première séance de raies sur images, on a tous voté et donc : ladies and gentlemen, damas y caballeros, and the winner is… Petit podium de fin d’année, avec la sympathique collaboration du personnel du musée Fabre que nous remercions chaleureusement !

« La Frileuse » est la winneuse

Houdon : twelve points ! Houdon : douze points.

Hé bien oui ! Mais est-ce vraiment si étrange : c’est la fragile « Frileuse » de Jean-Antoine Houdon qui gagne haut la hanche ?

Offerte par un certain baron Creuzé de Lesser au Musée Fabre, en 1828, cette délicate représentation symbolique de « L’Hiver » (son autre titre) rompt avec la tradition artistique qui voulait que l’hiver soit évoqué sous la forme d’un vieillard. Ici, l’hiver n’est pas métaphore de la fin de vie, mais le corps parfait d’une jeune femme, protégé par une couverture fort modeste. Avec sa frileuse quasiment nue, l’artiste érotise l’hiver. Mais on se demande pourquoi elle se couvre la tête si elle se gèle le cul. La notice du musée quant à elle évoque une urne brisée par le gel derrière elle, pas sûre que grand monde s’en soucie…

Sculpteur né soit trop tôt, soit trop tard, fondeur doué, Houdon aurait pu devenir un des grands noms de la sculpture néoclassique, s’il avait été plus consensuel. Incroyable : l’état a fait boucher la fente vulvaire d’une de ses statues. Il est connu pour ses bustes, de Voltaire, de Diderot, mais quel sculpteur charnel ! Sa frileuse donne envie de la prendre dans les bras pour la réchauffer… et plus si affinités ? Ce qui est sûr, c’est que ce fessier aux formes et à la fermeté parfaites aura quasiment fait l’unanimité au sein de la rédaction.

L’hiver ou La Frileuse, 1783, marbre, Jean-Antoine Houdon ((1741-1828).

Nos Popos ex-aequo

Deux sculpteurs discrets, tous les deux français, tous les deux du 19ème, ont acquis gloire et estime auprès de presque la moitié de nos 14 votants.

Un faune bête à concours

Vu son troisième prénom, on aurait pu s’attendre à un joli coup de talon mais non : c’est sur le corps du faune tout entier que l’artiste s’est concentré. Réputé sous Napoléon III, il se retrouve sur la 3è marche de notre podium LOKKO et pourtant, CAAG n’a rien d’un coquin. Bien au contraire : c’est une bête de concours. Il court les médailles (c’est l’époque) et obtient plusieurs prix, dont une médaille à l’Exposition universelle de 1855 pour ce magnifique faune. Deux de ses œuvres monumentales sont visibles à l’Opéra de Paris : l’Harmonie et la Poésie. Mais soyons francs : doté d’un bel appendice recto ET verso, ce n’est pas avec ses pieds que ce faune, sensuel, qui lève, triomphant, un animal innocent, a retenu toute notre attention lors du vote… 

Faune jouant avec un chevreau, 1854, bronze, Charles-Alphonse-Achille Gumery (1827-1871).

Un Icare parfait recto comme verso

Sans vouloir être méchante, Bagnères-de-Luchon, c’est un lieu qui vous prédispose plutôt à boire des litres d’eau sulfureuse plutôt que d’atterrir dans un concours coquin. Et pourtant ! C’est bien à Bdl que naquit JMM, en 1855. Les charmantes ruelles de sa ville natale sont remplies de ses marbres blancs. Après, que vous dire, sinon que la première prise de fesses de face donna lieu à des commentaires peu encourageants, dont le « mais c’est quoi ce truc flasque sur un lit de blobs?! » qui restera dans les anales. Ce « truc flasque » donc, se trouve être les fesses d’Icare, un des rares fessiers présentés à l’horizontale au musée Fabre.

Icare, 1887, marbre, Jean-Marie Mengue (1855-1949).

Photos LOKKO

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Marie Urdiales
4 mois il y a

Un vrai bonheur de terminer l’année sur de si jolis sujets!

Mme Sonia Chalbi
Mme Sonia Chalbi
4 mois il y a

Excellente idée et bien (très joliment en fait !) vu….Oui ça change des éternelles Père Niaiseries, merci Lokko

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