La pré-rentrée indie pop rêvée : Penny Arcade à En traits libres

A l’initiative du disquaire Ground Zéro Montpellier et de l’association White Light, la librairie accueille James Hoaere, figure de l’indie pop britannique depuis plus de vingt ans, couvert d’éloges pour son premier disque solo Backwater Collage, signé sous le patronyme de Penny Arcade. Pour lui ouvrir le pas, le prolifique musicien et compositeur montpellierain Frank Rabeyrolles jouera quelques uns de ses derniers morceaux. Ce vendredi 29 août à En Traits Libres.

Backwater Collage, album indie pop plébiscité par la presse spécialisée lors de sa sortie au printemps 2024, a bien failli ne jamais voir le jour. Confectionné sur des bandes magnétiques, le multipiste d’époque servant à l’enregistrement a rendu l’âme en cours de route, détruisant deux tiers du travail déjà entrepris. Pas de quoi refroidir son auteur, James Hoare, activiste de la scène britannique depuis le début des années 2000 -au sein des formations Veronica Falls, The Proper Ornaments et Ultimate Painting. Déterminé à accoucher de son premier disque solo, sous le patronyme de Penny Arcade, il a acquis dans la foulée un nouvel appareil de seconde main, et a redoublé d’effort pour reconstituer le puzzle de créativité qu’il avait en tête depuis de nombreuses années. Ce qui impressionne : c’est que le rendu semble couler de source, alors que comme son nom le sous-entend, il s’agit d’un assemblage de pistes issues de sessions aux temporalités différentes. Son home recording situé à la campagne de son comté d’origine, Devon, à l’ouest de l’Angleterre, l’obligeant à patienter pour la venue de ses connexions londoniennes, notamment des batteurs, occupées à leurs propres projets.

Au bout de l’attente : onze titres subtilement arrangés, une mosaïque délicate où ses claviers vintage rappellent les débuts de la pop électronique. Son jeu de guitare acoustique apporte une chaleur intimiste, l’électrique de l’onirisme, et sa voix douce et mélancolique se mêle à celle, plus chaude et folk, de Nathalia Bruno.

Syd Barett, le Velvet Underground, les Byrds, le White Album des Beatles -que son père passait sans modération sur la platine familiale alors qu’il était enfant-, ou encore la bande-originale psychédélique du court-métrage expérimental Lucifer Rising signée Bobby Beausoleil qu’il cite comme sa préférée dans une récente interview : toutes ses influences sont savamment maîtrisées, digérées, utilisées avec habilité, sans jamais tomber dans la pâle copie.

Depuis que ce Backwater Collage est en circulation dans les bacs, des exemplaires sont disponibles à Ground Zéro Montpellier qui, en partenariat avec l’association White Light, a eu l’excellente idée de programmer ce descendant de Lennon ce vendredi 29 août.

Trouver un alter égo montpelliérain à James Hoare, un amoureux comme lui de la pop raffinée de la fin des années 60, et qui s’en inspire pour façonner balades aériennes et modernes, parait assez évident pour celui ou celle attentif à la scène locale : Frank Rabeyrolles sera en première partie pour jouer en solo des extraits de sa trilogie d’albums éditée en cassettes audio par le disquaire de la rue Saint-Anne –Boat Songs/Minor Blue/In conversations– ainsi que des extraits de son prochain album dont la sortie est annoncée sous peu.

Le lieu de ce co-plateau franco-britannique : la librairie En traits libres, 1 rue Voltaire, ce vendredi 29 août à 20h. 

Photo Penny Arcade, @Kate Mount. Photo Frank Rabeyrolle, @Walter de Castro.

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