Impressionnisme canadien :
une brillante visite virtuelle au musée Fabre

Avec « Fabre dans mon canapé », le musée Fabre fait une offre numérique pointue, qui n’a rien à envier aux grands musées français. La visite virtuelle de son exposition « Le Canada et l’impressionnisme, nouveaux horizons » traduit l’ambition digitale de l’honorable institution montpelliéraine.

 

Lancée en septembre pour une clôture prévue le 3 janvier 2021, cette exposition rafraîchissante qui nous montre les Monet du Canada a véritablement souffert de la pandémie. Le musée est fermé depuis le 28 octobre et, comme les autres institutions culturelles, n’a pas pu rouvrir le 15 décembre.

Le dispositif numérique du musée Fabre a du coup pris tout son sens et permis heureusement de découvrir cette centaine d’œuvres de 35 artistes canadiens de la fin du XIXe et du début du XXe siècle présentée par le Musée national des Beaux-arts du Canada.

Particulièrement documentée et didactique, « Le Canada et l’impressionnisme, nouveaux horizons » qui retrace l’histoire de ces artistes, leurs influences, et le rayonnement de l’impressionnisme dans l’art canadien, en explorant « comment deux générations d’artistes ont contribué au mouvement international de l’impressionnisme et à l’avènement de la modernité dans leur patrie » se prête particulièrement bien à une « version numérique d’un musée hors les murs ».

Conçue et développée par Arnaud Martin et Diala Aschkar de 23Forward à Montpellier [qui a réalisé le site web de Notre Dame de Paris] et l’atelier de création de design interactif d’Emmanuel Rouillier : Mosquito à Paris [qui a travaillé pour le Louvre d’Abu Dhabi ou le centre Georges Pompidou à Paris], la visite virtuelle invite à une exploration par des panoramiques à 360 degrés au sein d’un parcours de découverte de ces impressionnistes canadiens au talent éclatant, qui se sont appropriés le fameux courant français, après avoir visité les grands ateliers académiques français et avoir vu les grands maîtres tels que Sisley et Monet.

En cliquant sur une flèche au sol, on passe de salle en salle tout en pouvant, grâce à des cartels interactifs, cliquer sur chaque œuvre et trouver un texte explicatif et un podcast qui présente l’artiste, le tableau et son contexte. Tableaux reproduits à l’échelle [les accrochages virtuels respectent la taille des œuvres], format magazine (ce que les concepteurs appellent des « longforms ») qui sont plus séduisants à parcourir, vidéos présentées en plein écran, et podcasts provenant de la collection des audio-guides du musée : la proposition est riche.

Ce faisant, le musée Fabre s’aligne sur les plus grands musées au moins français. Le Louvre propose lui aussi une visite virtuelle de ses expositions. Pourtant, les explications des œuvres sont brèves et ne contiennent pas de podcasts. Aussi, l’accessibilité à la visite virtuelle est moins simple que pour le musée Fabre. Le musée d’Orsay quant à lui ne propose pas de visite à 360 degrés comme le font le Louvre ou le musée Fabre.

 

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