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La montpelliéraine Jeanne Galzy, une Colette
de l’ombre

A l’occasion du 8 mars, Journée des droits des femmes, la metteuse en scène et réalisatrice Micha Cotte nous confie un film réalisé en hommage à Jeanne Galzy, née en 1883 à Montpellier et morte en 1977 à Montarnaud. Une très grande écrivaine aussi connue que Colette au début du XXè siècle, tombée dans l’oubli (*), une des toutes premières à avoir évoqué l’homosexualité.

 

 

 

Cette promenade devait être une lecture théâtralisée réalisée aux archives de « Pierres Vives » pour la Journée internationale des femmes. Elle est devenue un film. Devinez pourquoi ?

Après un an de préparation, la nouvelle tombe : il n’y aura pas de présence possible le 8 mars 2021… Restent deux mois pour que le projet de spectacle vivant se métamorphose en un spectacle numérique…
C’est donc avec la caméra que je vais suivre 3 femmes, 3 montpelliéraines qui mènent l’enquête. Hélène Bonnet, Brigitte Rambal et Muriel Pagano ont été mes élèves au conservatoire voilà une trentaine d’années, puis membres de mon “Atelier de Jean Claude Grumberg” dans les années 90 au Théâtre Jean Vilar.

Pourquoi Jeanne Galzy, écrivaine aussi célèbre que son amie Colette au début du XXème siècle a-t-elle sombré dans l’oubli même à Montpellier où elle est née ?

Elles vont découvrir une femme remarquable mais discrète dont l’œuvre révèle les révoltes, les combats, les transgressions, la modernité et surtout l’amour de la vie. A presque 80 ans, elle entreprend une immense saga dont elle écrira les 4 premiers volumes avant sa mort à 93 ans : “La surprise de vivre”. Elle en prévoyait sept !

Micha Cotte

 

 

(*) Écrivaine majeure, Jeanne Galzy avait soufflé le Prix Femina à Henri de Montherlant et Joseph Kessel en 1923, avec son roman “Les Allongés”, le récit de sa convalescence à Berck, suite au traitement d’une tuberculeuse osseuse. Sous le pseudonyme de Galzy, Jeanne Baraduc a publié de 1912 à 1976 vingt-deux romans, sept biographies, des poèmes et des pièces de théâtre.

En 1929, dans “L’initiatrice aux mains vides”, elle évoque une histoire d’amour entre une enseignante et son élève. Une évocation ténue, un frisson qui parcourt toute l’œuvre.

Le silence autour de son œuvre a été rompu grâce à l’excellente biographie  écrite par Raymond Huard (professeur d’histoire contemporaine à la faculté Paul Valéry) qui est le premier à l’avoir remise en lumière en 2009 [“Jeanne Galzy, romancière ou la surprise de vivre”] ensuite, par Michèle Verdelhan, ancienne professeure de sciences du langage à l’Université Paul Valéry de Montpellier qui est parvenue à faire rééditer plusieurs de ses titres par Gallimard et lui a consacré un livre : “Une femme de lettres hors du commun” chez L’Harmattan. A Montpellier, la maison d’édition féministe, Chèvrefeuille étoilée a réédité quant à elle “La Cavalière”. 

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