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Visitez le penthouse de Higher Roch à Montpellier

Vous n’avez pas les moyens de vous acheter l’appartement-terrasse de 240m2 habitable avec rooftop de 110m2 et vue à 360 degrés au 16e étage de la luxueuse nouvelle tour Higher Roch ? Nous non plus. En revanche, Virginie Bardou l’a visité et vous dit tout sur le plus bel appartement de Montpellier. À voir aussi une vidéo de visite immersive à 360°.

240 m2 habitables en rooftop

J’ai eu la chance de visiter le rooftop le plus haut de Montpellier d’une hauteur de 57 mètres. La quatrième tour de Montpellier après la Tour d’Assas, le Triangle et l’église Sainte-Anne. Installé au seizième et dernier étage de Higher Roch, la tour-signal de la (future) ZAC du Nouveau Saint-Roch, cet appartement “premium” de 240 m2 habitables surplombe la ville. “Une vue spectaculaire sur Montpellier et le front de mer pour une douceur de vie” unique, qui fait clairement envie. Ça, c’est ce qu’on s’imagine et ce qu’on se surprend (peut-être) à penser dans le tramway rue Jules Ferry…

Un immeuble ultra connecté

La visite de la luxueuse Higher Roch commence dès le rez-de-chaussée, ombragé et bétonné d’un blanc rafraîchissant (au sens strict du terme). On y trouve, outre un mur de mosaïques bleues rappelant les azulejos portugais, un mur de casiers connectés au service de conciergerie de l’immeuble, réalisés sur mesure pour Higher Roch par le service Amaplace. Ainsi, les futurs habitants pourront bénéficier de leur propre service de drive avec les commerçants du quartier. Quoi de plus chic que de retrouver son costume fraîchement repassé en rentrant du boulot ? Et de passer commande chez le pressing en laissant sa chemise tout en partant au boulot l’esprit tranquille ?

Enfin, Higher Roch bénéficiera d’un partenariat avec deux entreprises spécialisées dans la connectivité des logements, Lono et Idealys. On retrouvera ces fonctionnalités dans tous les appartements de l’immeuble. La première propose des services de domotique dernier cri. À terme, une e-programmation “intelligente” des dépenses énergétiques : chauffage et clim, volets roulants, “points lumineux” et prises électriques. L’ application, “Smart Bulding”, créé par la start-up Lono, permet aux habitants d’automatiser l’ouverture et la fermeture des volets roulants en fonction de l’heure, de la météo… assurant ainsi suffisamment de lumière en cas de vacances prolongée pour la survie des plantes vertes mais aussi d’éviter une surchauffe surtout en périodes de grandes chaleurs. Idealys fournit quant à elle une application pour tous les services du logement, de l’immeuble et du quartier. Avec en plus un réseau social privé animé par des community managers dévoués, pour “échanges de biens et de services, partage d’expériences, entraide”. Disponibles aussi sur l’appli Idealys, la déclaration et suivi d’incidents dans l’immeuble ou encore des informations sur les places de parking et de vélos disponibles (complètement dingue).

Pourquoi cette résidence de luxe dans le quartier de la gare ? Antinomique ? Ou préjugé personnel ? C’est une volonté politique “d’extension du cœur de ville en cœur de ville”. Je pense à la gare d’Austerlitz. Bien connu du milieu de la nuit mais pas toujours très sûr, ce quartier parisien rencontre depuis quinze ans la même volonté d’investissement et de “recyclage urbain” qu’à Montpellier. Avec, peut-être, moins de succès. Comment ne pas être sensible à la promesse de mieux-vivre” de Higher Roch ? Je prends l’ascenseur pour le seizième étage. Suffisamment larges, ils peuvent accueillir entre 8 et 13 personnes en même temps. Ultra-rapide. En moins d’une minute trente, le temps d’entendre la mise en branle de la machine, nous sommes déjà arrivés.

Vite vendu

Au bout du couloir, cet appartement de rêve, déjà meublé. Le penthouse a été vite vendu par les promoteurs Vinci Immobilier et Sogeprom-Pragma. On commence par la pièce principale, avec un coin salon et un coin salle à manger, jouxté par une cuisine minimaliste : ne manquent plus qu’une bouilloire et des croissants et on se verrait parfaitement prendre le petit-déjeuner ! La hauteur sous plafond frôle les 3 mètres. Les baies vitrées sont orientées sud-ouest. Directement, et malgré l’esthétique léchée, la coursive appelle spontanément le regard du visiteur. Elle prolonge l’intérieur du logement et “la frontière avec l’espace extérieur s’efface” selon la formule de l’architecte Xavier Gonzalez.

Démesurément grandes, les baies vitrées laissent aussi entrevoir le bois des sous-faces des balcons supérieurs (le plafond, en quelque sorte), en “écho entre la sensualité, la forme et le côté organique” de Higher Roch. Pas mal de plantes vertes, à l’intérieur comme à l’extérieur, comme une incitation à la végétalisation et à l’appropriation de l’espace. 

Côté ameublement se déploie une belle association (résolument design) de couleurs et de matières neutres : le bois, le verre et le métal (noir et laqué), le blanc, le beige et le rose poudré. Les luminaires portent le même esprit, à la fois minimalistes et chaleureux.

Pour toujours plus de chaleur, un grand tapis de laine beige. Avec le flamenco des courbes de niveau, les mosaïques du rez-de-chaussée et ce tapis d’inspiration berbère, Higher Roch décline toute la Méditerranée.

Bois, beige, rose, verre et métal noir

Par le couloir de l’entrée, on accède à une chambre et un bureau. Le bureau est une petite pièce très claire. L’atmosphère est ici plus feutrée, avec un camaïeu de gris mais une disparité de textiles. À nouveau, du bois et du métal noir, des meubles aux pieds fins et évasés qui se répondent. La porte-fenêtre donne elle aussi sur le balcon, avec un premier rideau d’un voile transparent et un second, opaque et gris perle, pour ceux qui auraient envie de faire une sieste crapuleuse sur le canapé convertible.

Un peu plus loin donc, la première chambre, où ici la dominante est au bleu, avec un subtil alliage de bleu cobalt, bleu outremer et doré. Le lit trône au milieu de la pièce, avec sa superbe tête de lit, ses nombreux coussins et son jeté de lit. De chaque côté, une table de chevet “filaire” (avec des suggestions de lecture) et une lampe de chevet avec un léger cannage. Un ensemble très “Mort sur le Nil”. Près de la porte, un coin de toilette, avec un miroir en pied et une coiffeuse, surmontée d’un tableau évoquant un Rothko qui se serait jeté dans la Méditerranée. De l’autre côté de l’appartement, deux autres chambres, la chambre parentale et une chambre d’enfant, et une salle de bains avec baignoire et douche à l’italienne.

Vue sur la mer

Il faut monter quelques escaliers pour se trouver à l’extérieur. La terrasse est bluffante. Un observatoire à 360 degrés. On a une vue incroyable sur tous les côtés de la ville, du Peyrou à l’Hôtel de ville de Jean Nouvel et de l’église Sainte-Anne à l’Arbre blanc de Sou Fujimoto. Par beau temps, on distingue à la fois le Canigou et le mont Ventoux, l’Aigoual, la mer et même le Phare de la Méditerranée à Palavas.

Combien coûte ce joyau ? Déjà quelle est sa surface exacte ? L’attachée de presse des promoteurs, accédant à la demande de l’acheteur, agacée par les chiffres fantaisistes parus dans la presse, n’a pas souhaité nous confirmer autre chose que les 240m2 habitables et la piscine (“un couloir de nage aux eaux limpides“) incluse dans le rooftop de 110 m2. Avec un prix annoncé au mètre carré à 5 à 6000 m2 sur cette résidence, le plus bel appartement de Montpellier a couté environ 2,5 millions d’euros.

Une “densité heureuse

Récemment inauguré, Higher Roch est le fer de lance du complexe City Roch, qui en plus de cette tour de 76 appartements comprendra des bureaux, des commerces et 26 logements aidés. Une tour emblématique du concept de recyclage urbain d’une friche ferroviaire comme réponse à la pression démographique montpelliéraine, à rebours de la ville en croissance horizontale. Exit le rêve frêchien d’expansion vers la mer. La plus haute de Montpellier (après la tour d’Assas, le Triangle, l’église Sainte-Anne et la tour Polygone) incarne une sorte de verticalité vertueuse, avec du bien et bon-vivre. 

Même si Higher Roch et la récente tour végétalisée signée François Fontès sont en marge de ce concours, elles vont “stimuler l’imaginaire” du vaste programme lancé par Michaël Delafosse de “folies” architecturales. Un concours international d’architectes sera lancé cet été pour “doter la ville d’une dizaine de bâtiments aux lignes novatrices”. Si le cahier des charges est encore en élaboration, il pourrait s’inspirer de Higher Roch : des objets hors normes connectés au tramway, des matériaux biosourcés… et des entreprises locales recrutées entre Arles et Narbonne.

Crédit photo Fabrice Chort

Merci à l’agence EMC et particulièrement à Julie Barlot, ainsi qu’aux promoteurs Vinci Immobilier et Sogeprom-Pragma pour cette visite.

Pour une visite interactive, cliquer ici.

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