Koa sur les traces de la Beat Generation

Le Grand Ensemble Koa sort son troisième album, BEAT. Neuf musiciens au service d’un périple jazz. Un voyage sonore initiatique à travers les textes des trois auteurs à l’origine du mouvement littéraire et intellectuel de la Beat Generation.

L’ensemble de jazz montpelliérain, issu du Collectif Koa, s’engouffre depuis 2016 dans l’univers kaléidoscopé et libertaire de Jack Kerouac, Allen Ginsberg et William Burroughs. Trois jeunes étudiants et écrivains qui se rencontrent à New York à la Columbia University en 1944 et dessinent ensemble les contours de la Beat Generation, contre-culture sans compromis dans une Amérique puritaine.

Vilayleck conduit l’exploration

Avec l’opus BEAT, sorti en janvier, Alfred Vilayleck, bassiste et compositeur du projet, déroule le fil d’une exploration poétique portée par la voix de Caroline Sentis (Connie & Blyde, Banan’N’Jug…). Jazz et rock progressif fusionnent et improvisent, sans rien rogner de la modernité féroce de ces compositions. Presque cinématographiques, les huit morceaux s’enchaînent entre îlots limpides et zones de tensions. Quand le piano s’évade, les percussions tiennent le fort, et vice versa. Un album baroudeur, où d’un tableau à l’autre, à l’image des écrivains qui l’ont inspiré. Spontané et prolifique aussi, vissé à la tension permanente entre îlots limpides et paysages frénétiques.

Voyage initiatique

Le Grand Ensemble Koa provoque un voyage initiatique où l’explorateur amateur peut cheminer à l’aveugle. C’est une immersion que l’on peut conseiller les yeux fermés même à ceux qui ne savent pas toujours à quel moment applaudir dans les concerts de jazz (oui, c’est parfois intimidant de partir à la découverte des musiques improvisées).

Génie de la fusion

Plus sérieusement, BEAT, est une véritable illustration de la synergie d’univers, d’influences et d’intentions, sans prétention. Accessible, virtuose et généreux. L’album dévoile un vaste éventail de tout ce qui fait le génie de la fusion du Grand Ensemble Koa. L’artwork de l’album est signé par l’illustrateur montpelliérain Olivier Bonhomme dont on croise régulièrement les dessins dans la presse nationale. Là encore, une belle association. A écouter, à voir,

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