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Caspar Roth, l’artiste-caméléon

Rappeur, auteur, mannequin, acteur, Caspar Roth, 27 ans, le fils de l’écrivaine Ysabelle Lacamp, qui vit entre Nîmes et Paris, vient tout juste d’auto-produire son tout premier album « Kaméléon ».

Photo Ambre Prévost-Hennebelle au Cowork A, Montpellier.

 

 

« Ma mère m’a transmis le gène de l’écriture mais, pour être honnête, je n’ai jamais vraiment lu ses livres. J’ai toujours aimé écrire, mais je ne lis pas beaucoup ! Il y a quelques années, je voyageais beaucoup, et dès que j’arrivais dans un nouvel endroit, j’écrivais mes impressions, je faisais un petit freestyle à cappella… » : c’est ainsi que tout a commencé. Caspar écrit de préférence quand il est dans son Sud natal puis s’enregistre dès que l’inspiration le frappe, avant de rentrer à Paris où il décide de mettre ses morceaux en musique.
Ysabelle Lacamp est sa première et plus fidèle lectrice, émettant des avis… qui ne sont pas toujours écoutés. Par exemple, évoquant le morceau « Chronique d’un terroriste », Caspar se souvient avoir tenu tête à sa mère qui pensait que certains passages étaient trop délicats. Au final, un de ses morceaux préférés.

« Polyvalence » serait le maître mot de cet artiste qui « déteste les étiquettes ». Après des études d’Histoire, Caspar commence un BTS en communication qu’un accident le force à arrêter. « Un mal pour un bien » car il trouve du travail dans un milieu totalement différent : le mannequinat. Il enchaîne alors les fashion weeks et les contrats, découvrant par la même occasion le monde de l’audiovisuel en apparaissant dans des clips vidéo. Commence ainsi sa carrière d’acteur. En parallèle, le petit-fils du grand reporter et cofondateur de l’agence AFP, Max-Olivier Lacamp, continue d’écrire.

Le confinement de mars 2020 lui a donné le temps de se consacrer à l’élaboration et à l’enregistrement des quatorze titres de « Kaméléon ». Un album à l’image de son créateur : atypique. Ne souhaitant pas se restreindre aux formats dits « classiques » des morceaux de musique de trois minutes trente (au format radio), Caspar a fait le choix de « suivre son instinct ». Ainsi, pour Kaméléon, les morceaux varient entre 3 mins 16s et 5 mins 44s. Concernant l’enregistrement, il sollicite plusieurs ingénieurs du son, dans divers studios à travers la France, afin que chacun puisse apporter « sa touche personnelle » à chaque morceau. À l’image du « Caspy Gang », ce réseau d’artistes qu’il promeut via son site internet, Caspy aime s’entourer et faire connaître de jeunes talents. Sur les quatorze morceaux de son album, huit ont été enregistrés avec d’autres artistes. Il pourrait nous raconter une histoire passionnante pour chacune de ses collaborations : celle avec Ethanrays s’est déroulée entre la France et Los Angeles. Il a découvert Shana, âgée de seulement 17 ans, via la story instagram d’une amie, Pant’R était son coiffeur, passionné de rap à ses heures perdues…

Pour la pochette de l’album, Caspy pose avec Jean-Eudes le caméléon. Un choix qui ne doit rien au hasard. Dans « Chronique d’un terroriste », il entre dans la tête d’un homme sur le point de commettre un acte sanguinolent lors d’une soirée regroupant des couples homosexuels. Le meurtrier se bat avec sa conscience (la voix de la jeune Shana), s’interrogeant sur ce qui a bien pu le pousser à en arriver à une telle haine.

Il est derrière la caméra pour le clip de « Démocaspy », morceau sur « les limites de la démocratie aujourd’hui ». « Pour celui-ci, j’ai voulu réaliser un fantasme que j’avais quand j’étais gamin et qui était d’arriver en classe et de faire un exposé en rappant. Pour le tournage du clip, j’ai ramené trente figurants et on a tourné dans mon ancien lycée ! ». Plusieurs clips sont déjà disponibles, dont celui de « P.A.I.X » tourné dans plus de quinze lieux différents à travers la France, en seulement quatre jours et demi de tournage : “Vous voulez qu’on parle de paix ou qu’on s’astique/pendant ce temps, des minots meurent en Afrique”.

Tel un caméléon, Caspy change de peau, jonglant entre ses rôles d’auteur, mannequin, acteur, rappeur et, plus récemment, de réalisateur. Mais contrairement à son animal totem, il ne semble pas prêt de se fondre sagement dans le décor de la planète rap…

Lien pour acheter l’album de Caspy, c’est ici 
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