Les mythiques Stranglers au Rockstore

Le Rockstore sera chargé de souvenirs ce vendredi 3 décembre avec The Stranglers : 47 ans de carrière pour l’indéboulonnable groupe punk-rock anglais. Un concert qui accompagne la sortie d’un 18e et dernier album réalisé en plein Covid, et marqué par la mort de leur claviériste. C’est le temps des hommages.

Retour en septembre dernier. Le groupe sort son 18e album, écrit depuis plus de 10 ans, en 2011. Truffé de références politiques liées au printemps arabe, le projet sort dans un contexte d’autant plus délétère. La pandémie frappe deux fois, puisqu’elle entrave la sortie de l’album, et qu’elle provoque la mort du claviériste Dave Greenfield. En guise d’hommage, Jean-Jacques Burnel à la basse, Baz Warne à la guitare (photo) et Jet Black (batterie) termineront les trois derniers titres de l’album sans lui. Dark Matters sort le 10 septembre 2021. Un album à l’âme sombre et empli de mystère, caractérisé par cette matière noire qui colle à la peau du groupe depuis si longtemps.

Pas assez punk ?

En presque un demi-siècle de carrière, le groupe originaire du Surrey anglais a traversé les époques et les courants musicaux. Il a d’ailleurs toujours été difficile de les affilier à un genre précis. Étiqueté punk-rock, The Stranglers débarque en pleine révolution punk, au mitan des années 70, et tient la dragée au Clash et aux Sex Pistols. Pourtant, la presse émet des soupçons quant à leurs aspirations punk. Pourquoi ? Hugh Cornwell était musicien de blues, Jean-Jacques Burnel jouait dans des orchestres symphoniques, Jet Black était batteur de jazz, et Dave Greenfield avait joué du piano dans des bases militaires en Allemagne… La communauté punk y va aussi de ses regards en coin. Leur musique n’est pas assez punk. Paroxysme : le mythique tube “Golden Brown”, qualifié de “valse” jouée au clavecin. Une hérésie pour un groupe punk-rock. Sauf qu’il faut réinventer alors que le punk s’essouffle. D’abord refusé par les responsables de la maison de disques du groupe, le tube sera finalement un véritable succès qui s’exportera largement hors de la Grande-Bretagne. Aujourd’hui “Golden Brown” fait figure de titre référence pour The Stranglers.

Porté par les courants

Cet éclectisme et ce sens de l’anticipation leur ont permis de surfer sur les courants new wave, pop rock, de toucher à la soul, et même au jazz. Autant de styles que le groupe a défriché, expérimenté. Ces décennies à traverser et s’imprégner de ces courants seront racontées au Rockstore donc, avec une setlist taillée pour le live, reprenant les classiques Golden Brown, Always The Sun, No More Heroes, ou Peaches. Un concert qui marquera le début d’une tournée hivernale avec un léger goût de requiem.

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